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ARSÉNE VERMENOUZE
    (1850-1910)      
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Il naquit le 25 septembre 1850 à Vielle - Commune d’Ytrac, tout près d’Aurillac. Il était fils terriens.
Après ses études, dès l’âge de seize ans, le jeune Vermenouze part pour l’Espagne, à la suite de son père et de son grand-père. Il passe quinze ans en Castille (commerce d’étoffes et mercerie).
En 1883, il revient à Aurillac où il tient un magasin de liqueurs.
En 1896 paraît son premier livre, préface par Jean Ajalbert : Flours de Brousso . Il s’agit de poèmes écrits en langue d’oc.
Ces textes " gardent dans leur traduction non, certes, tout leur sel, mais au moins leur valeur descriptive, le souffle des grands espaces, leur ton de bonne humeur et de belle santé ". (E. Guillaumin).
Plusieurs volumes de vers, publiés ensuite, complètent l’œuvre de Vermenouze. Parmi ceux-ci,  En plein vent et Mon Auvergne , écrits en français, méritent une mention particulière. Il y a, dans ces poèmes, " plus d’émotion intime et de ferveur religieuse, peut-être ", que dans le premier recueil, mais l’inspiration est identique, " le " naturien " n’est pas moins grand " :
" Je vous aime, genêts, bouleaux, sombres ajonc. Même au cœur de l’hiver, les grands arbres sont beaux " (Combien d’autres vers seraient à citer !...).
Par ailleurs, Vermenouze demeure, sans conteste, le plus célèbre des nombreux écrivains cantaliens de langue d’oc.
Disciple du grand Mistral, il s’est révélé tout à fait digne du maître.
Il s’est éteint en 1910, à Aurillac.
Après la Grande Guerre, ses compatriotes ont dressé son buste dans le petit square d’Ourlhat,
- parure de la ville. Ce geste s’imposait....

Notes complémentaires : Émile Guillaumin et Arsène Vermenouze.
Émile Guillaumin avait vu Vermenouze une seule fois, au temps de son service militaire, à Aurillac.
... Par la suite, il y eut, en 1904, échange de correspondance entre les deux hommes - qui avaient l’un pour l’autre une très grande estime. - A ce sujet, les (cinq) lettres de Vermenouze à Guillaumin sont fort intéressantes. La plus longue d’entre elles contient des commentaires très étoffés sur  La Vie d’un simple  qui venait de paraître, - ainsi que des encouragements pour le Prix Goncourt ( !)...
De son côté, Émile Guillaumin a fait, plus tard, l’éloge du poète cantalien. Dans une lettre de février 1917, il écrivait à son ami R. Périé : " Votre morceau me rappelle certaines poésies descriptives du cantalien Vermenouze qui avait beaucoup de talent, - un talent qui n’a été apprécié que tardivement ".
(Un article paru le 8 septembre 1925 dans le " Courrier de l’Allier " confirme et précise cette affirmation).

 

 

 
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