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Littérature prolétarienne
 

L'école prolétarienne...

Historique

Émile Guillaumin et Henry Poulaille...

Face à ces différentes tendances de l'Entre-Deux Guerres, Émile Guillaumin apparaît indiscutablement comme un précurseur au même titre que Charles-Louis Philippe.


"Poulaille établissait clairement la filiation entre les deux générations et reconnaissait le fait littéraire prolétarien dont il se faisait le promoteur comme une continuité [...] Guillaumin est bien le premier écrivain prolétarien au sens où l'entend Henry Poulaille, qualité qu'il partage avec Marguerite Audoux, mais en la précédant, les deux chefs-d'œuvre de la littérature du peuple datant l'un de 1904, La Vie d'un simple, l'autre, Marie-Claire, de 1910" (1).

Cette filiation - Henry Poulaille appelait Guillaumin "Mon cher aîné" - s'exprime à travers l'abondante correspondance des deux hommes et dans la collaboration du paysan-écrivain aux différentes revues fondées et animées par le chef de file de l'Ecole prolétarienne (2). Dans les articles donnés à ces revues, Émile Guillaumin présente volontiers de nouveaux écrivains issus du peuple, parmi lesquels le provençal Batisto Bonnet ou son compatriote bourbonnais le facteur rural Philippe Valette. Le recueil de réflexions et de scènes paysannes d'Émile Guillaumin, A Tous vents sur la glèbe, parut chez Valois dans la collection "Les romans du nouvel âge" dirigée par Poulaille.

     
     
 

Marguerite Audoux
 
 
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Notes
     
 
     
 

1- Guy Bordes, directeur de la Bibliothèque prolétarienne, "Émile Guillaumin et la littérature prolétarienne", in : Cheminements et rencontres de l'œuvre d'Émile Guillaumin, Comité Émile-Guillaumin, Moulins, Bibliothèque publique, 1983, p. 48

2-"Nouvel Âge" (janv. - déc. 1931), "Prolétariat" (juil. 1933 - juil. 1934), "A contre-courant" (juil. 1935 - oct. 1936), "Maintenant" (1945 - 1948)